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C'est la version en ligne du Link, la revue bimestrielle de Fimcap.

Edition Octobre 2006


Les experiences

[dessus]Unipe Mkono!

Du 6 au 26 août, la Fimcap et le Kiro Congo ont organisé le camp mondial trisannuel de la Fimcap. 40 participants de 16 pays différents se sont retrouvés à Lubumbashi pour vivre le camp ensemble sous le thème "unipe mkono", "Tends-moi la main". La première semaine, tous les participants sont restés ensemble pour faire connaissance, pour apprendre l'histoire, la culture et la vie quotidienne du peuple congolais. La deuxième semaine, les participants étaient accueillis en famille d'accueil, soit seul, soit par deux, pour partager la vie de cette famille. Pendant la journée, ils travaillaient comme volontaires dans différents projets sociaux. La dernière semaine, ils étaient à nouveau ensemble pour partager les expériences et voir comment les utiliser une fois rentrés chez soi, dans leurs mouvements.

Quels étaient les buts de ce camp mondial?

  • Le camp mondial est une rencontre de jeunes gens. Des échanges intéressants culturels et sociaux entre les participants des différents pays sont au programme.
  • Le camp mondial est une rencontre de cultures. Des activités (chansons, danses, jeux, liturgie) sont organisées et partie intégrante d'expériences interculturelles. Ce programme permet aux participants d'apprendre à connaître la réalité du Congo et de notre organisation sœur le Kiro Congo. Par la vie en familles d'accueil, ils font l'expérience de la vie de tous les jours et surtout de la situation des enfants.
  • Le camp mondial nous offre une chance concrète de vivre la solidarité. Les participants sont impliqués dans différents projets qui les invitent à développer leurs talents créatifs au service de communautés. Nous voulons nous engager de manière intégrative vis à vis de différentes communautés locales.
  • Le Camp mondial n'est pas un évènement isolé. Les participants font face à des situations qui les poussent à réfléchir sur la différence de réalités et de chances, l'impact qu'il a à niveau personnel ainsi que les messages et les défis inhérents vis à vis de notre propre organisation de jeunesse. Nous voyons aussi ce camp mondial comme une chance d'établir des liens avec des organisations de jeunesse dans le monde entier et qui pourraient devenir de vrais partenariats.
  • Le Camp mondial touche les participants. C'est une expérience qu'ils ramènent chez eux dans leur organisation locale, régionale et dans leur vie personnelle. Nous stimulons ainsi les jeunes à une ouverture d'esprit internationale et interculturelle.

Dans cette édition du Link, vous pourrez lire comment ces buts ont été réalisés. Des participants ont écrit des articles relatant des expériences, des impressions, des sentiments et des anecdotes!

Je voudrais adresser ici un tout grand merci à l'équipe de Kiro Congo, les participants, les familles d'accueil, les gens responsables des projets, et tous ceux qui ont rendu ce camp possible. Ce fut une expérience magnifique.

Tine Cornillie
Secrétaire Générale Fimcap

[dessus]Interview

Interview de César Bamwepela (C.B), secrétaire national de Kiro Congo et Président de Fimcap-Afrique par Niyongabo Emmanuel (N.E), dirigeant National de Chiro Burundi.

Le troisième camp mondial des organisations membres de la Fimcap a eu lieu au Congo du 06 au 26 Août 2006.

N.E.: Monsieur César bonjour. Vous êtes président de Fimcap-Afrique, et vous êtes aussi secrétaire national de Kiro Congo. En collaboration avec la Fimcap au niveau mondial, vous venez d'organiser un camp mondial. Combien de participants ont répondu à votre invitation ?

C.B.: Bonjour. A part l'équipe technique, nous avons enregistré quarante participants venus de tous les coins du monde.

N.E.: Pouvez-vous nous parler de la participation par pays ?

C.B.: Nous avons reçu quatre participants de la Belgique, un de l'Espagne, trois de la Suisse, un de la Lituanie, trois de la Hollande, un de Slovaquie, un de Danemark, trois d'Italie, un de Paraguay, un de Philippines, trois de Ghana, trois du Burundi, un de la république sud africaine, une de Botswana, une de l'Ouganda, dix du Congo et deux de Fimcap.

N.E.: Pourquoi avez-vous pensé d'organiser ce camp au Congo ?

C.B.: Tout d'abord, Kiro Congo a été absent de la scène internationale pendant douze ans. Ce n'est qu'en 2004, au mois de mai que notre Aumônier a participé à une réunion organisée par la Fimcap en Ouganda. Au mois de juillet de la même année, nous avons participé à une rencontre en Belgique et à une Assemblée Générale de la Fimcap à Barcelone en Espagne. En organisant ce camp, nous avons voulu marquer notre retour dans les activités de la Fimcap.

N.E.: Avez-vous rencontré des problèmes d'organisation ?

C.B.: C'est normal, vu notre histoire. Tout d'abord, nous avions des doutes. Nous avions posé notre candidature avec beaucoup d'autres pays, nous n'étions pas alors sûrs d'être retenus. Lorsque nous avions reçu la réponse nous assurant que nous étions retenus, nous avons alors commencé les réunions d'organisation. Nous avons voulu associer tous les diocèses, mais il y a un problème de moyens à cause de la distance qui sépare nos diocèses. Et puis, nous avons eu peur que certaines personnes qui voulaient participer n'obtiennent pas de visas car le Congo n'a pas d'Ambassade ou de consulat dans tous les pays membres de la Fimcap. La solution proposée à ces gens était d'aller chercher les visas dans les Ambassades du Congo proches de leur pays. Nous avions aussi peur des moyens de déplacement de certains participants à cause de l'emplacement de Lubumbashi, lieu d'accueil. Dieu merci, ils sont venus malgré les problèmes qu'ils ont rencontrés. Cela nous a montré combien ils avaient confiance en nous. Nous avions évidemment peur que la situation socio-politique du Congo les empêche de venir, nous avons pris du temps pour les convaincre.

N.E.: Quelles sont vos attentes au camp mondial ?

C.B.: Nous espérons que la population aura plus confiance en nous après avoir vu que nous ne sommes pas seuls, ce camp mondial leur a montré que nous sommes soutenus. Les participants ont maintenant une idée sur le Congo, ils ont vu ce qu'ils demandaient aux autres. Nos jeunes ont su qu'il faut travailler, essayer même quand c'est difficile. D'ailleurs, on a dit que l'appétit vient en mangeant.

N.E.: Pouvez-vous nous parler des expériences acquises ?

C.B.: C'est difficile de parler des expériences acquises pour le moment. Mais, nous pouvons dire que les échanges interculturels nous ont enrichis. Nous acceptons que même si les langues sont différentes, il y a moyen de s'entendre. Nous pouvons sans doute confirmer que nous avons amélioré nos connaissances au niveau organisationnel. Ainsi, dans les activités du genre, nous n'hésiterons plus.

N.E.: Merci César, et bonne chance.

Niyongabo Emmanuel

[dessus]Projets

Il y avait 3 sortes de projets ou les participants du camp mondial ont donné un coup de main pendant une semaine:

Les colonies de vacances

Au Congo les colonies de vacances, c'est une activité paroissiale organisée en vue d'occuper les jeunes enfants pendants la période de vacances.

Cette activité poursuit certains objectifs tels que : initier les enfants à une éducation de base qui font d'eux de bons citoyens de la société, les initier à la prière,...

Chaque colonie de vacances est subdivisée en différentes sections selon l'age et le sexe et les activités se déroulent chaque jour de 14 h à 17h sur un thème choisi.

Les responsables consacrent du temps à expliquer les thèmes, ils organisent des activités telles du théâtre, danses, chants, jeux, bricolage,....

Ces types d'activités intéressent beaucoup les enfants quand elles sont bien organisées, mais dans la plupart des cas, certains enfants semblent ne pas être intéressés parce que leurs dirigeants ne sont pas de bons exemples ou les activités ne sont pas assez variées, et donc l'emploi d'une bonne méthodologie est recommandée.

Quelques cas négatifs observés dans certaines paroisses qui organisaient ces colonies de vacances permettent d'établir une petite liste de remarques : les dirigeants doivent être de bons exemples pour les enfants, ils doivent être toujours présents avant les enfants, ils doivent avoir un programme d'activités à réaliser et ces activités doivent être variées afin de maintenir l'attention et l'intérêt.

Mon expérience sur la plaine de jeux:

"Si on compare les jeux de plaine au Congo et chez moi, on peut dire que c'est très différent. Et c'est normal, parce que l'histoire, la culture, les logements et d'autres aspects de ce pays se sont développés différemment et ceci influence grandement sur les activités.

Ce fut très surprenant pour moi de voir tant enfants à un seul endroit pour jouer des jeux, pour chanter et danser. La journée commençait toujours par un moment de prière pour demander à Dieu de bénir la journée et puis se répartissait en groupes selon l'âge et le sexe.

J'allais chaque jour dans un groupe différent pour voir comment les responsables de groupes animaient les enfants. J'ai préféré le groupe des fillettes de 8-9 ans, c'était stupéfiant de les voir courir tellement vite, comme des adultes, comme moi.

Je me sentais étrange quand les enfants riaient et me criaient ‘muzungu, muzungu’, quand j'essayais de danser dansais comme eux, mais je finissais par me détendre et je riais avec eux. Un jour, j'en avais gros sur le cœur à voir des enfants que je ne pouvais pas du tout aider. Je pensais, je suis ici pour une semaine, je n'ai pas assez d'argent pour acheter de la nourriture, des habits ou des jouets pour les enfants. Pour moi, c'était triste de voir que tant d'enfants n'ont pas les choses dont ils auraient besoin.

J'étais très heureuse de ce projet sur la plaine de jeux, Je connais de nouveaux jeux. Je connais la situation d'enfants en Afrique et je sais comment faire des jeux sans matériel!"

Inga Kuzmiciova

Les enfants de la rue

Les enfants de la rue communément appelés "shegués" sont des enfants comme tous les autres bien qu'étant privés de certaines qualités que possèderaient les enfants de familles normales.
Les causes qui poussent les enfants à se retrouver sur la rue sont si nombreuses : la pauvreté des familles à cause du manque d'argent des parents, la non scolarisation des enfants, le manque de responsabilité de la part d'autre membres de la familles qui ne soucient pas de prendre en charge les orphelins de parents légitimes.
Suite à ce grand phénomène qui caractérise la République Démocratique du Congo, les prêtres ainsi que d'autres volontaires ont ouvert sur place des maisons d'accueil pour l'encadrement des ces jeunes démunis et diminuer ainsi le taux d'enfants de la rue dans le pays. Ces maisons accueillent respectivement les petits enfants qui sont victimes de divers problèmes ; ils suivent une éducation scolaires gratuite et une initiation aux petits travaux ménagers.
D'autres maisons encadrent les jeunes assez grands ayant satisfait aux épreuves préparatoires pour une formation professionnelle d'un durée de 3 ans dans les secteurs de la maçonnerie, menuiserie, cordonnerie, agriculture,...
Les enfants travaillent chaque jour afin de gagner à la fin de chaque semaine une petite somme d'argent pour pourvoir à leurs propres besoins.
A la fin de leur formation, les nouveaux jeunes bénéficient de certains outils qui leur permettent de se lancer activement dans la vie du travail.

Madimba Yann and Kamina Solange
Kiro Congo

Expérience de Valentin Mbanzendore dans le projet des enfants de la rue

La rue ne fait pas d'enfants. Pourtant, aujourd'hui se prépare dans les différentes villes d'Afrique, à Lubumbashi en particulier, une génération des enfants en situation de rue même depuis la naissance. Tout enfant est membre d'une famille, parce qu'il est né de parents qui l'ont procréé et parce que ses parents ont une famille : par conséquent il n'y a pas d'enfants sans famille, donc pas d'enfants dans la rue.

Mais pourquoi ce paradoxe ?

Notre séjour dans Bakanja Ville, une des maisons de l'organisme Œuvre Maman Margueritte, qui s'occupent de l'orientation des enfants de la rue dans la seconde ville congolaise (après Kinshasa), nous montre les mobiles qui poussent l'enfant à quitter sa famille pour se retrouver sur la rue. Les éléments déstabilisateurs de ces enfants sont le décès ou le divorce des parents ; les conflits socio-politiques; les tensions entre composantes familiales (maternelles et/ou paternelles : on peut accuser par exemple un enfant de 8ans de sorcellerie) ; ou tout simplement la famille de l'enfant est pauvre ; etc.
Bakanja Ville, une maison OMM de la communauté Salésienne, s'occupe de l'orientation de ces enfants qui inondent cette première ville du Katanga. En effet, après une enquête sociale (sur ses parents et sur sa famille) et une étude psychologique de l'enfant (s'il veut ou pas quitter la rue), la maison cherche malgré plusieurs difficultés, à réinsérer l'enfant dans sa famille, ou le réintègre soit dans une autre famille, soit dans l'une des maisons de l'organisme OMM selon l'âge, le degré d'instruction, bref selon les aptitudes de chaque enfant.
Notons bien que, l'organisation OMM compte quatorze composantes à l'SHI et accueille des enfants chaque année. Malheureusement, elle ne parvient à satisfaire ce besoin de toute l'humanité en général et de la RD du Congo en particulier.
Espérons que le futur gouvernement va donner un coup de main à cette organisation.

Valentin Mbanzendore
Xaveri Burundi

Les enfants handicapes physiques

Ici, c'est la maison WOTE PAMOJA qui a été visitée et dans cette dernière on accueillait les accidentés physiques, les paralysés, les handicapés physiques innés. Notre participation consistait à faire le massage de certaines parties du corps qui ont subi des traumatismes ainsi que faire des exercices aux enfants par des mouvements forcés manuellement ou par la kinésithérapie.

Les enfants handicapes mentaux

J'étais à Balou avec Astrid Sobernheim (de Jubla, Suisse) et Raphaël Singson (Chiro Philippines) C'est un projet double : sur un site à l'écart de la ville, il y a une école primaire et secondaire avec un internat. Les frais de scolarisation sont également utilisés pour soutenir plus d'une centaine d'handicapés mentaux, la plupart d'entre eux sont des enfants qui habitent sur place. A cause des vacances scolaires, il n'y avait personne à l'école et moins d'une vingtaine d'enfants handicapés. Les premiers jours, nous ne savions pas vraiment quoi faire pour et avec ces enfants, et eux ne savaient pas non plus que faire de nous. Après ces journées plutôt ennuyeuses, nous avons finalement élaboré un programme. En voici un extrait :

17/08/2006: C'est notre premier jour de programme. Nous plions des avions de papier, des bateaux et des éventails, nous allons les colorier et les peindre. Les enfants sont très enthousiastes et excités. Tout à coup Madame Maggy (la responsable du projet) entre accompagnée d'une dame bien habillée et une équipe de cameramen. Elle est la conseillère présidentielle pour les affaires sociales et rendait une visite surprise au projet. Ils sont tout heureux que nous travaillions avec les enfants ! Elle aura une bonne impression grâce à nous.

Peindre, c'est vraiment un défi à relever : Il y a environ 6 boites de couleurs à l'eau avec 4 pinceaux. Certains enfants ont mis leurs couleurs sous eau. Le résultat est catastrophique, mais les enfants ont vraiment aimé. Après le repas de midi, nous avons fait du modelage. Quelque part dans la brousse, Monsieur John a préparé de la terre glaise sur une construction rouillée. Je dois reconnaître la supériorité des enfants : la tasse que je suis en train de faire est vraiment ratée comparée à leur travail.

Bruno Pierloot
Chiro Belgique

[dessus]Familles d'accueil

Comment peut-on avoir de vraies expériences congolaises ? Comment pourrait-il être possible de faire la connaissance de la culture congolaise ? On doit habiter dans une famille. Et ça, c'est précisément ce que nous avons fait pendant la deuxième semaine du camp mondial.

Pendant une semaine, chacun de nous était parti dans sa nouvelle famille. On a pu goûter à l'hospitalité dès le premier moment. On était intégré comme un nouvel enfant et après quelques heures, on avait déjà des parents, frères et sœurs congolais. L'intégration s'est faite dès le premier soir jusqu'au moment de dire au revoir dans toutes les familles.

Pour avoir une petite impression de nos expériences dans les diverses familles, nous avons recueilli quelques commentaires:

Richard, famille d'accueil:

Avant l'arrivée de notre hôte, nous avions des inquiétudes à propos de nos conditions de vie et des maladies tropicales. C'est pourquoi on a amélioré les installations sanitaires et avons installé une moustiquaire pour lutter contre les piqûres des moustiques. En tout cas, nous avons remarqué que nos inquiétudes n'étaient pas nécessaires, aussi parce que notre hôte était très flexible. Par contre, nos voisins, ils étaient si étonnés de voir un blanc habiter chez une famille noire.

Ado Mwinga, famille d'accueil:

Personnellement, j'étais frappée par l'adaptation sans beaucoup de peines de notre hôte des Pays-Bas dans la famille élargie. Nous lui avions appris ce que nous savions et elle a fait de même.

Cesar Bamwepela, famille d'accueil:

En accueillant un participant congolais du camp mondial dans ma famille, j'ai trouvé d'abord que c'était plus facile parce qu'il partage la même culture que moi. Mais après, j'ai trouvé que même en étant d'une même culture, il y a toujours des différences et des expériences positives qu'on peut partager.
Puis j'ai accueilli une européenne pour deux jours. J'habite une cité populaire (une sorte de town ship) où certains européens n'acceptent pas d'habiter, même pour une heure. C'était une expérience de taille car c'est pour moi et pour les gens de mon quartier : "briser un mythe".

Jean de Dieu Kafinga, famille d'accueil:

Durant le séjour de Cristiano dans notre famille, nous avons passé de beaux moments d'échange d'expérience culturelle. Pour ma famille, c'était une grande joie d'accueillir un hôte qui, selon nos impressions, a accepté de vivre dans des conditions particulièrement différentes de sa culture. Cette acceptation a été pour nous un signe majeur pour consolider la solidarité internationale. Malgré les difficultés parfois liées à la langue, le message passait très bien. Nos enfants ainsi que nous-mêmes, avons su vivre avec l'étranger, partager ses joies ainsi que ses douleurs causées par une entorse au pied. Nous avons profité de ces moments pour faire certaines activités avec les enfants (jeu de carte, jeu de dames, jeu de six…) Non seulement nous avons joué, ce moment nous a permis, en tant que famille d'accueil, d'harmoniser nos relations afin de rendre plus accueillante notre maison. Sans effectuer de déplacement physique vers son pays, nous avons appris beaucoup de choses notamment, l'économie, la situation politique, la situation sociale de l'Italie et surtout nous avons appris quelques mots de vocabulaire et gestes communicationnels utilisés dans cette culture et certains mets préférés par les italiens. Actuellement, mes deux filles (6 et 4 ans) savent situer l'Italie sur la carte du monde.

Un autre fait à signaler, nous avons su organiser notre temps de vivre vraiment en famille avec notre hôte. Non seulement nous avons appris quelque chose de son pays, nous avons aussi présenté la situation générale que connaît notre pays surtout en cette période où l'avenir se dessine tant bien que mal.

"Accueillir un hôte chez soi, c'est accueillir l'Ange de Dieu". Vraiment cette parole s'est concrétisée par le fait que nous avons banalisé les limites linguistiques et culturelles, nous avons senti la chaleur de Dieu dans notre maison en accueillant quelqu'un sans avoir pris de contacts avant son arrivée au sein de notre foyer. La solidarité n'a pas de couleur, elle n'a pas de limites, et moins encore de préférences mais elle harmonise plutôt afin de créer un espace ambiant, vivable, un milieu d'échange afin de consolider davantage la solidarité internationale en acceptant la différence pour vivre mieux.

Que ces occasions puissent s'offrir à tous pour que ce monde soit un village dans lequel nous parviendrons à vivre sans aucun malaise.

Raphael des Philippines:

L'expérience avec ma famille d'accueil a été fantastique, ils sont très hospitaliers et très gentils. Je me sentais comme en famille. Ils savent exprimer et montrer leur amour aux autres gens. J'espère que nous pouvons nous rencontrer encore une fois et partager avec eux, comme une vraie famille. Et c'était vraiment une des meilleurs moments du camp.

Allan de Danemark:

Habiter avec une famille congolaise était vraiment une bonne expérience où j'ai appris beaucoup de choses sur la culture africaine et congolaise. Ce qui m'a impressionnée le plus, c'était l'hospitalité et le respect grandiose que les personnes te montrent si tu es hôte dans leur maison. C'est une différence avec le Danemark où les gens ne s'occupent pas des autres avec la même attention comme ceux-ci d'ici.

[dessus]Les habitudes alimentaires

Déjà pendant la première semaine au camp, nous avons fait connaissance avec des habitudes alimentaires congolaises de notre région. Dans la famille, nous avons approfondi nos connaissances. Nous avons appris la préparation des repas et à manger avec les doigts à la manière congolaise. Cela veut dire qu'on prépare pour chaque repas le "boukari". C'est une pâte cuite de farine de mais. Pendant le repas, on a une assiette avec une boule de "boukari" et une autre avec le repas. Avec la main, on prend un peu de "boukari", on forme une petite boule et on l'utilise pour prendre une portion du repas (à peu près la quantité d'une portion sur une fourchette). Les aliments les plus utilisés sont le riz, le manioc et le maïs. Dans quelques familles, on mange aussi à l'européenne comme des spaghettis ou des pommes de terre. On boit de l'eau, de la bière ou des boissons sucrées.

Un des problèmes de l'infrastructure à Lubumbashi, c'est le courant. C'est pourquoi, dans beaucoup de maisons on trouve, non seulement une cuisine, mais aussi une installation derrière la maison sur laquelle on peut cuire avec du charbon ou du bois. Pour éviter l'obscurité dans la maison, si le courant fait défaut, on a partout des bougies ou des lampes à pétrole.

[dessus]Habitudes ménagères

En général, la plus grande partie des activités ménagères se réalise avant midi. Ente 6 et 7 heures du matin, la mère et les filles balayent et nettoient toute la maison, lavent des vêtements et font la vaisselle. Les fils participent moins au travail. Ils sont responsables pour des travaux plus durs comme installer quelque chose, nettoyer la voiture ou entretenir le jardin.

[dessus]Les vêtements

Si on défile dans la rue (on ne marche pas aussi vite qu'en Europe), on peut voir beaucoup de différents styles de vêtements. Les femmes avec des habits congolais, des hommes avec une chemise et un pantalon européen, une fille avec un pagne comme jupe et un t-shirt sur lequel est écrit quelque chose...

Les femmes en famille sont habituées de changer les vêtements plusieurs fois par jour. Le matin, on met des habits simples et pratiques, si on sort, on met un costume congolais ou européen. Congolaise, ça veut dire qu'une femme s'achète un pagne avec des dessins sur le marché, va chez la couturière où elle décrit le modèle. Le costume est divisé normalement en trois parties : jupe, "libaya" (blouse), pagne.

[dessus]Les loisirs

Pendant cette semaine, dans presque toutes les familles on a fait beaucoup de visites. On a rendu visite aux voisins et à des ami(e)s, seulement pour une bière pendant la soirée, ou on se rencontrait pendant tout un après-midi dans un jardin de quelqu'un. Le reste du temps, on faisait connaissance de nos cultures réciproques.

"Je ne peux pas m'imaginer qu'un ou une de nos hôtes ne se sentait pas chez soi … on a vu qu'ils travaillaient, chantaient et jouaient dans leurs familles… oui - une très belle expérience pour nous."

Janine Sobernheim, Camil Emene
Jubla Suisse, Xaveri Congo

[dessus]La vie, c'est danser ou danser, c'est la vie?

A toutes les grandes rencontres, on danse, que ce soit avec l'aide de la technologie (appareils sono) ou sur la musique d'instruments traditionnels ou simplement sur le bruit de quelque matériel sonore.
Ils trouvent ainsi une grande énergie pour faire face à la réalité quotidienne et c'est en même temps un moment de détente où le stress n'a pas de place, ni les pensées tristes à propos de gens malades.
La messe, qui dure au moins deux heures, se déroule sans qu'on soit fatigué, ou tout le monde apprend à se sentir proche de Jésus en toute sincérité, célébrant l'Eucharistie avec tout son corps, dansant, chantant et battant des mains.
Cette musique, chants et danses, la plus grande partie en Kiswahili et en français, et dans quelques cas en anglais (en référence avec l'Afrique du Sud) pourrait donner l'impression d'oisiveté, mais en réalité les enfants, les jeunes, les adultes et les vieux (il y a en peu), dansent tous ensemble. Il s'agit d'une communauté de gens avec leur propre identité, qui aiment l'endroit que Dieu leur a assigné et en plus de tout, ils travaillent tous à un meilleur Congo. Nous pouvons affirmer que les Congolais existent à travers leur musique, leur vie, leurs souffrances et sont heureux de danser.

Leonardo Favio Benitez Baez
Paraguay

[dessus]Après le Camp Mondial

Je parle beaucoup de mon voyage au Congo à mes amis. Je veux témoigner. Le Camp Mondial, c'est une expérience très forte et unique de vivre dans une communauté congolaise. Je crois que cette expérience m'aidera toujours à comprendre la société où je vis, pour comprendre les sociétés loin de l'Europe (que nous appelons ici "le Tiers Monde") et pour développer ma personnalité.

Maintenant je regarde l'Afrique avec de nouveaux yeux: je vois Lubumbashi, la vitalité de cette ville et de sa population et la difficulté de ses règles. Lubumbashi avec ses rues et ses camions; les marchés à ciel ouvert, les vitres cassées, la hâte des hommes et leurs affaires, les jeunes qui marchandent dans la nuit obscure, des ombres et mouvements noirs dans l'obscurité; les dames élégantes qui travaillent dans les jardins et les maisons, et les enfants pâles de la Ruashi, qui viennent de la mine sur leurs bicyclettes. Le jaune des bidons d'eau et le jaune du soleil. Et il y a les visages de vous tous, lointains amis d'Afrique... maintenant l'Afrique c'est vous, pas un terrain ou un continent...

Amitiés à vous tous!

Cristiano

[dessus]Remerciements

Je viens de participer au camp mondial organise par Fimcap et Kiro Congo en République Démocratique du Congo du 06 au 26 Août 2006. Beaucoup de pays membres de Fimcap ont répondu à l'invitation. La représentativité était bonne, mais malheureusement certaines organisations n ont pas trouvé les moyens pour financer le voyage, les frais de participation et les visas de leurs représentants. Mais ceux qui ont eu la chance d'arriver au Congo, précisément à Lubumbashi où a eu lieu les activités du camp mondial ont été très contents. Les journées étaient bien remplies, il n y avait pas de temps à perdre.

Ainsi, je tiens à remercier vivement le Bureau de la Fimcap pour s'être donné corps et âme afin de trouver les moyens de réaliser ce camp mondial. C'est une occasion de se rencontrer, de s'enrichir par des expériences, de créer des amitiés ou partenariats et de s'épanouir. C'est aussi une occasion de renforcer l'unité des jeunes membres de Fimcap. Que le bureau de Fimcap trouve à travers ces mots, l'expression de ma profonde gratitude.

Aux dirigeants et Dirigeantes de Kiro Congo, félicitations! Vous avez bien organisé cette rencontre. Les projets visités nous ont enrichis, ils nous ont donné une nouvelle vision, ainsi que les jeux que nous avons joué avec les jeunes, les enfants et les Kiros. Dans les familles, nous nous sommes sentis comme chez nous, les familles sont vraiment bien accueillantes, qu'elles trouvent aussi à travers ces écrits nos sincères remerciements. J'ai été très content de la solidarité des membres du comité d'organisation, c'est une bonne expérience pour nos organisations respectives. Merci pour l'accueil et l'hospitalité.

Aux participants, je vous remercie aussi pour votre disponibilité, vous venez de voir au delà de vos frontières nationales, vous venez de vous ouvrir au monde, vous venez de recevoir des expériences et tout cela vous servira dans vos organisations d'origine. Donc, mettez-vous à l'œuvre, le monde a besoin de vous, de votre amour, de vos talents pour s'épanouir.

Niyongabo Emmanuel
Dirigeant National de Chiro Burundi