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C'est la version en ligne du Link, la revue bimestrielle de Fimcap.
Edition Decembre 2005
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Editeurs responsables: Carme Carrion i Ribas, Marleen Deblonde
Rédaction finale et traduction: Marleen Deblonde
Mise en page: Jan Van Bostraeten, Webmasters
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Editorial
Merci!!
Depuis le 20 novembre 2005, je ne suis plus le président de Fimcap Europe. En clôturant la réunion samedi vers 10.45, Doris Renggli et moi, nous avons été déchargés de nos responsabilités comme membres du présidium européen. A partir de maintenant Jürgen Leuser et Carla Acerbi forment le nouveau présidium.
En clôturant la réunion, j’ai éprouvé tant d’émotions. D’abord, ce fut un soulagement de ne plus devoir me déplacer à travers l’Europe six fois par an, ou de devoir lire un tas de documents et de les préparer pour la réunion. Quel bien-être que de pouvoir rester à la maison plus souvent et de penser du temps avec sa famille et ses amis le week-end. Quelle joie de ne plus devoir de sentir fatigué après un week-end de réunion quand vous devez reprendre le travail un lundi matin. Quand j’ai clôturé la réunion, j’ai senti qu’un poids me tombait des épaules et je me sentais apaisé.
Mais j’éprouve aussi un tas d’autres sentiments. De la tristesse... Un chapitre important de ma vie s’est terminé. J’ai appris tant de choses ces dernières années. J’ai travaillé avec des gens merveilleux. J’ai eu la chance d’aller à des endroits intéressants et de faire l'expérience de cultures différentes. J’ai pu échanger toutes sortes d’idées sur un tas de choses. J’ai tant appris, ce fut une des périodes les plus enrichissantes de ma vie. Je me sentais triste de devoir dire au revoir.
N’est-ce pas étrange qu’en consacrant tant de temps et d’énergie à la vie d’autres personnes, j’y ai tellement gagné ?
Il y avait aussi ce sentiment d’espoir. Pendant toute l’Euroconférence, il y avait ce sentiment d’unité. Les délégués de toutes les organisations sont prêts à consacrer beaucoup de temps et d’énergie à la Fimcap. Ils ont tous coopéré à l’élaboration d’un programme pour les trois années à venir et ils ont donné un accord unanime aux priorités finales pour les trois prochaines années. Aussi le présidium a été élu à l’unanimité. Presque toutes les activités sont prises en charge par les différentes organisations, seules deux activités de 2008 sont encore attente. Ce fut un résultat excellent. Je souhaite à la Fimcap de grandir et de continuer son grand travail.
Je ne vais pas cesser tout engagement dans la Fimcap, mais je travaillerai à un autre niveau. Je ne pouvais pas dire simplement au revoir maintenant. J’espère avoir souvent l’occasion de rencontrer de nouveaux et de vieux amis.
Tout ceci n’aurait pas été possible sans l’engagement de tant de personnes fantastiques dans la Fimcap. Il n’y a pas assez de façons pour exprimer cette reconnaissance, mais je termine ici en disant un simple merci!!
Corno De Mol
Président sortant de Fimcap Europe
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| Bureau Européen | 10-12 Mars | Italie |
| Bureau Intercontinental | 25-26 Mars | Antwerpen |
| Euroforum | 7-12 Avril | Catalogne |
| Séminaire participants camp mondial | 24-28 Mai | ??? |
| Eurocontact | 1-9 Août | Italie |
| Camp Mondial | 6–26 Août | Lubumbashi, Congo |
| Bureau Européen | 29 Sept.-1 Oct | ??? |
| Séminaire Identité spirituelle | 1-5 Novembre | Malte |
Nouveau président de Fimcap Europe [dessus]
Bonjour ! Je me présente, je suis Jürgen Leuser, le nouveau président de Fimcap Europe.
J’ai 31 ans, je vis et je travaille à Crailsheim, une petite ville dans le sud de l’Allemagne. Je suis toujours en relation avec le groupe local KJG de ma paroisse. KJG est l’organisation Fimcap d’Allemagne, j’y suis entré comme enfant à 10 ans, puis animateur et ensuite responsable à 18 ans.
A 21 ans j’ai fait l’expérience Fimcap, par hasard, et ce fut un Euroforum à Natoye / Belgique.
Il y avait une présentation de la Fimcap, de ses membres et ses activités. Tout cela m’a fort intéressé car elle offrait des chances de rencontrer des groupes de jeunes à l’étranger et donnait des infos comment obtenir des fonds pour ces activités.
Ma première activité fut donc un Roundabout, et en même temps le début d’une participation assidue aux activités Fimcap, Euroforum, Roundabout, séminaires et l’activité « Feel the Spirit » à la JMJ 2005 à Cologne. J’ai fait l’expérience qu’un échange interculturel peut-être tellement enrichissant. Cela vous ouvre l’esprit aux différences et similarités culturelles et vous fait réfléchir à vos propres habitudes et manières de vivre.
Une autre chose motivante est que les nombreux contacts et expériences de ces dernières années existent toujours. Certains contacts sont occasionnels, d’autres sont devenus de vrais amis que je ne voudrais pas perdre de vue.
Je veux donc dans les trois années qui vont suivre consacrer du temps aux chances de la Fimcap, ensemble avec le nouveau présidium. Je voudrais motiver les gens des organisations membres à inviter leurs groupes et leurs amis à participer aux activités Fimcap et à faire leurs propres expériences interculturelles.
Je voudrais remercier ici le présidium sortant, Doris Renggli, Corno de Mol, ainsi que l’assistant ecclésiastique Wim Selderslaghs – qui étaient à la tête de Fimcap Europe la période passée et qui ont maintenu l’atmosphère familiale bien connue de la Fimcap. Un tout grand merci.
Je me réjouis de vous rencontrer lors d’une des activités Fimcap.
Jürgen Leuser
Nouvelle vice-présidente de Fimcap Europe [dessus]
Chers amis de la Fimcap !
Les délégués des organisations européennes de la Fimcap m’ont élue Vice-présidente et m’ont donné ainsi une responsabilité que je prends en charge et que je partage avec le président nouvellement élu, Jürgen Leuser.
J’ai 31 ans, originaire d’une petite ville sur les rives du lac Maggiore, dans le Nord de l’Italie, où la tradition des Oratori, des centres de loisirs paroissiaux très actifs retourne loin dans le passé. Depuis ma jeunesse, je suis active dans les Oratori et dans la paroisse.
Cette passion, avec un intérêt personnel pour les questions culturelles m’ont amenée à travailler pour les Oratori au niveau du diocèse de Milan (FOM) et ensuite au niveau national, FOI (Forum Oratori Italiani).
J’ai fait la connaissance de la Fimcap lors d’un séminaire sur l’apprentissage interculturel à Malte, au printemps 2004. Avant cette rencontre, le nom Fimcap était un mot étrange, magique, qui avait une signification importante au diocèse de Milan. Effectivement le diocèse de Milan avait été un membre très actif à la Fimcap dans les années 80’, et un des membres de FOM est devenu le président intercontinental de la Fimcap.
Beaucoup de personnes ont aussi gardé le souvenir de l’Euroforum de 1989, et beaucoup d’autres expériences culturelles engagées.
Le séminaire à Malta fut une expérience personnelle qui m’a marquée. Et pour FOI, le début d’une coopération plus intense avec la Fimcap.
Nous partageons des valeurs spirituelles, nous avons le souci des jeunes et relevons le défi de les aider à vivre dans une société multiculturelle, et essayer d’en faire une société interculturelle. Nous partageons le même engagement pour apprendre aux enfants une ouverture d’esprit, à accepter les différences, à construire des ponts et à passer au dessus des différences. Ceci commence durant quelques jours passés ensemble à un Eurocontact, Euroforum ou Roundabout… C’est pourquoi j’ai décidé de consacrer les trois années à venir à Fimcap Europe !
Je voudrais exprimer ma gratitude au présidium sortant : Corno De Mol et Doris Renggli, pour leur travail et leur engagement ces années passées. La Fimcap est devenue ce qu’elle est grâce à leurs efforts et ceux de toutes les personnes qui sont actives dans la Fimcap. Nous avons un excellent programme pour les prochaines années. C’est maintenant notre devoir d’aider à réaliser ces idées et de répondre aux attentes exprimées par les organisations durant cette nouvelle période.
Je me réjouis de pouvoir faire équipe avec le président, l’aumônier européen, la secrétaire générale, le présidium et l’aumônier intercontinentaI et les membres du BIC.
Je suis aussi impatiente de rencontrer de nombreux responsables et délégués européens lors de prochaines activités et je suis sûre que nous passerons de nombreux moments interculturels enrichissants et réjouissants !
Carla Acerbi Vice présidente Fimcap Europe
Les dirigeants des mouvements de jeunesse sont–ils de meilleurs professeurs? [dessus]
« Un animateur d’un mouvement de jeunesse, que ce soit Scout ou Chiro, a plus d’expérience pratique que tout autre collègue qui n’a jamais été actif dans un mouvement de jeunesse », dit un directeur d’école de Flandres, Belgique. « Je pense qu’il y a plus d’enfants difficiles dans les mouvements de jeunesse que sur les bancs d’école ».
Les animateurs de jeunes savent donc comment gérer des problèmes ou des comportements difficiles. En tant qu’animateur, on est bien préparé à reconnaître beaucoup de situations concrètes. On trouve des chahuteurs à l école et au mouvement de jeunesse! Si l’animateur peut gérer ces situations au mouvement de jeunesse, fort de son succès et de ses expériences qui le rendent plus fort, il pourra également le faire en classe.
Des milliers d’enfants vont chaque week-end à une activité de mouvement de jeunesse. Ils sont pris en charge par une équipe d’animateurs enthousiastes qui les amusent, les occupent, les motivent et les initient à un tas de choses. “J’apprends au mouvement de jeunesse ce que je n’apprends pas à l’école“. C’est toujours positif pour des écoles lorsque des élèves sont dans les mouvements de jeunesse car ceux-ci sont souvent délégués de classe, membres du Conseil des élèves.
Les animateurs de mouvement de jeunesse sont les collègues les plus actifs à l’école, ils organisent les journées porte ouverte, les excursions, les journées sportives, etc. Ils font bouger les jeunes!
Bien sûr, il y a également le danger de tout vouloir prendre en charge. Il faut donc veiller à se trouver des collègues, des partenaires pour faire une équipe, et jouer le rôle du moteur si vous aimez cela. Les professeurs responsables de grandes activités sont souvent des anciens animateurs de mouvement de jeunesse, car ils ont beaucoup d’expérience dans ce domaine. De plus, leur exemple et leur engagement est contagieux et appelle d’autres enseignants à faire pareil.
Les animateurs de jeunes ont plus de facilités lors de leur formation pédagogique. Ils savent mieux travailler en groupe, président souvent les réunions de travail ou font le rapport des réunion, pas parce qu’ils sont meilleurs que les autres étudiants mais parce que ces rôles leur paraissent évidents. Aussi les stages pratiques dans l’enseignement se passent beaucoup mieux, parce qu’ils ont déjà l’habitude de se trouver devant tout un groupe d’enfants. Ils ont moins le trac, expliquent mieux et tiennent mieux leur classe. De nouvelles pédagogies apparaissent dans les écoles. Les temps ou l’on enseignait ex cathedra sont presque passés. On apprend aujourd’hui de manière active et basée sur l’expérience, un peu comme dans les mouvements de jeunesse où les jeux et l’expérience vécue sont à la base pour passer ensuite à la théorie.
Extraits de "Van Speelclub tot ideale leraar" Luc Daelemans.
Nouvelles de CYO Ghana [dessus]
Centre CYO
Avec les dons de Chiro Flandres, de quelques amis suisses et notre propre réserve pour les activités, nous sommes parvenus à recourir le toit de notre centre et faire réparer certains équipements afin de pouvoir tenir la réunion du Conseil national et le Jamboree, où seul le logement pour 1500 jeunes pour une semaine était prévu dans une école.
43e Réunion du Conseil national d’administration:
Ghana CYO vient de terminer un double programme national en août 2005. Le programme était très mouvementé dans tous ses aspects , mais grâce à Dieu, tous s’est bien passé avec un effet positif pour l’image de l’organisation. Nous aimerions remercier tous nos amis et donateurs au Ghana et à l’étranger pour leurs divers supports.
Ceci fut la 43e réunion de 4 jours entiers sur le thème « Nous sommes venus L’adorer ». 60 délégués y ont participé. Des responsables nationaux et diocésains, ainsi qu’aumôniers et observateurs du Conseil Catholique de la Jeunesse et des responsables locaux de CYO.
Comme d’habitude, les points les plus importants étaient des rapports des différents secrétariats, rapports financiers, budgets et le programme 2005-2006.
Voici quelques résolutions :
- Renforcer les relations entre tous les membres de CYO et des autres organisations de jeunes et organisations ainsi qu’avec des organismes financiers.
- Chercher des moyens pour améliorer les bases financières de CYO, les activités et la qualité de l’affiliation.
- Encourager les parents et éducateurs de veiller à un bon encadrement parental.
- Encourager ceux-ci à reconnaître la loi pour la protection des droits de l’Enfant au Ghana et à la faire observer par tous.
- Appeler l’Eglise à pourvoir plus de ressources pour une promotion efficace de l’apostolat des jeunes.
- Appeler les agences gouvernementales chargées de la jeunesse à mettre en place et réhabiliter toutes structures de loisirs et de secrétariat au Ghana pour une meilleure intégration du programme de développement pour les jeunes dans le pays.
Jamboree national
Malgré la hausse du prix de transport dû au prix du pétrole, les 18 diocèses étaient tous présents à la réunion et sont ensuite allés au Jamboree national à Tema, une ville portuaire à 50 km de Nsawam afin d’y rencontrer les délégations diocésaines d’environ 100 jeunes chaque, pour le deuxième programme national d’une durée de 6 jours.
Il y avait une variété d’activités de compétitions, pour trois groupes d’âge, jeunes filles et jeunes gens.
Parmi ces activités, il y avait des compétitions amusantes, des parcours d’obstacles, des jeux de relais, courses de sacs, athlétisme, tennis de table, jeu de questions réponses sur la Bible, etc.
A côté de cela , il y avait des concours de chant, des excursions, des débats éducatifs et religieux, un rassemblement de prière, et finalement une célébration eucharistique présidée parle Nonce Apostolique au Ghana, le très révérend George Kocherry.
Les 1500 jeunes des différents diocèses étaient très satisfaits de la rencontre et sont rentrés très contents chez eux.
M. Victor Quaye-Foli, secrétaire organisateur
Nouvelles du Mouvement Xaveri Congo [dessus]
Chers amis,
Après plusieurs efforts, nous venons de réussir à installer l'Internet au bureau. C'est une nouvelle possibilité pour communiquer plus facilement.
Le Mouvement Xavéri évolue normalement. J'ai la joie d'annoncer à tous les amis de la Fimcap que je suis en contact avec des Xavéris de la Zambie et de la Tanzanie.
Le Mouvement Xavéri vient de voir le jour en Afrique du Sud, grâce à un Xavéri venu de Bukavu. Là, ils viennent d'obtenir la reconnaissance officielle de l'Eglise Sud Africaine pour fonctionner normalement. Ceci ramène à 8 le nombre de pays dans lesquels le Mouvement Xavéri existe : Burundi, Congo Brazzaville, Tanzanie, Rwanda, Uganda, Zambie, République Sud Africaine, République Démocratique du Congo.
Après la visite effectuée au Burundi, nous sommes allés à Kisangani (à 850 km) de Bukavu. Là, nous avons rencontré des Xavéris dans une région meurtrie par la guerre mais, dont la jeunesse est réellement engagée à participer activement au développement global intégré.
Pour le moment, avec l'espoir d'une R.D. Congo stable, des groupes Xavéris reprennent là où ils avaient disparu, d'autres naissent.
C'est le cas de ceux qui viennent de commencer dans les universités à l'est de la R.D. Congo et qui souhaitent établir des partenariats avec d'autres des pays voisins (Rwanda, Burundi, Uganda, etc).
Salutations amicales
Gustave Lunjwire
Un réel engagement dans la construction d’une nouvelle société
Aujourd’hui, on parle beaucoup de la place de l’être humain dans notre société contemporaine. Pourtant il y a une grande contradiction : la réduction de l’être humain à sa valeur économico-sociale a favorisé et cimenté les bases des systèmes et structures néo-libérales sans voir l’être humain dans sa dimension intégrale, c’est dire à l’image de Dieu.
Nous devons être vus comme des personnes à part entière, qui doivent maîtriser les structures économiques, à la recherche du bonheur qui est inhérent à une justice sociale et à la lutte contre les inégalités.
Le projet Jupach est de reconnaître dans les autres l’image du christ.
Notre mission est la défense et la promotion de la dignité humaine, selon le message de l’Evangile.
L’évangélisation de notre entourage (pays, ville, arrondissement, communauté paroissiale) n’est pas complète si il n’y a pas de liens véritables entre l’évangile et la vie pastorale et sociale de l’homme. Nous devons protester lorsque nous voyons des injustices et des inégalités. S’engager et assumer les conséquences de notre mission apostolique, c’est veiller à l’amélioration de la dimension économique, sociale, politique et religieuse, et cela pendant toute notre vie.
Les défis à relever sont tous repris sous le slogan « Ce que nous voulons » et soulignent les retombées à tous les niveaux du développement de l’être humain et dans tous les secteurs de la participation sociale, surtout lorsque les injustices et le fossé douloureux entre les pauvres et les riches s’est encore fort creusé. Fidèles au message de notre grand Frère, Jésus Christ, nous devons être ouverts et créatifs pour commencer à changer aujourd’hui notre Chili.
Jaime Jupach Chili
Croissance et inégalité [dessus]
La grande dette du Chili et de l’Amérique latine
es 15 dernières années, le Chili a connu une croissance satisfaisante de 5%. On ne peut pas dire qu’il soit toujours un pays pauvre. Les caractéristiques en sont: pays à bas risque, inflation basse, grande ouverture commerciale, surplus structurel, premières places au niveau de la compétitivité, premières places au rang de liberté économique. Il y a une logique à la base de tout ceci. Nous avons privilégié le „combien“ au „comment“, on ne s’est pas intéressé à la qualité de la croissance.
Le paradoxe dans les pays latino-américains est que le processus de modernisation se passe très bien, en terme de rationalité instrumentale, mais la modernisation, c’est à dire-, emplois décents, santé convenable, éducation scolaire de qualité, progresse dans la plus grande partie des pays du continent, dans d’autres non.
Ce que disent les journaux et les discours des politiciens, c’est que ce modèle de réussite à diminué la pauvreté de 50 %. On est passé de 38,6% de pauvres au début des années 1990 à 18,8% en 2003. Ce qui veut dire qu’il n’y a „que“ 3 millions de gens qui sont „pauvres“ pour le moment.
Examinons cela de plus près: La pauvreté, cela veut dire gagner moins de 84 dollars par mois par personne. Les statistiques nous parlent de progrès, ce sont des chiffres, mais est ce que ce progrès est en relation avec la qualité?
Inégalité opposé à opportunités
Le Chili se situe parmi les pays du monde où l’inégalité est la plus grande en terme de revenus, seulement comparables avec les pays d’Afrique les plus pauvres. Dans les pays du Nord, et au Japon, l’inégalité des revenus entre les 10% des très riches et de très pauvres n’est que 5 ou 6 fois plus grande. Cela signifie que ces pays ont une autre construction, ils partent du bas vers le haut.
En Amérique latine, les sociétés se construisent de haut en bas. Les groupes sociaux sont créés, parfois par les élites. Dans les pays européens et au Japon, c’est le contraire, les syndicats créent les partis politiques.
Au Chili, le fossé entre les 10% de très riches et les 10 % des très pauvres est énorme, les riches sont 43 fois plus riches, ou selon la Banque Mondiale et le Programme des Nations Unies pour le développement, entre 25 et 36 fois plus riches.
Au Chili, l’inégalité signifie pauvreté. La différence des revenus ne se situe pas entre 2000 dollars et 100.000 dollars par mois ; il y a des revenus de moins de 200 dollars.
L’inégalité s’est accrue entre 1990 et 2000. 5% des plus pauvres ont augmenté leurs revenus de 1% et 5% des riches ont augmenté leurs revenus de 60% en 10 ans !
La Banque Mondiale parle des ressources et des chances que chaque personne a sur le marché, par exemple le marché du travail. Un de ces ressources est l’éducation scolaire.
Au Chili, les gens sur le marché du travail ont des chances inégales. Les classes sociales supérieures s’arrangent entre elles. Comme elles ont un degré supérieur de formation scolaire, leurs revenus sont bien plus élevés ! Les organismes de redistribution politique qui dominent les milieux du pouvoir sont fortement liés à l’élite. Elles sont à la tête des institutions sociales et politiques, les centres de formation, les universités privées, les moyens de communication et autres. Elles influencent les décisions qui relèvent du pouvoir et qui se finalisent dans les institutions gouvernementales. Ce sont elles qui déterminent les dépenses, les subsides, etc. C’est un cercle qui se renouvelle constamment, avec une culture spécifique.
Jaime A. Muñoz Mendoza Jupach
Le défi de Córdoba [dessus]
Travailler pour la Paix et la Justice Sociale en Amérique latine.
Nippac et Jupach, représentant la Fimcap latino-américaine ont participé à une rencontre continentale importante. L’assemblée inter religieuse de jeunes proposée par la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix et le Comité inter religieux pour la paix de Córdoba.
Une assemblée qui a réuni du vendredi 4 au dimanche 6 novembre 2005 plus de 100 personnes engagées dans le dialogue inter religieux et la construction de la paix.
Les participants étaient de jeunes dirigeants d’institutions de jeunesse de différentes traditions religieuses venant de différents pays d’Amérique Latine, de même que d’Argentine: Jeunesse pastorale de l’Eglise Catholique, Mouvement des Focolare, Conseil Latino-américain des Eglises, la Communauté Internationale des Etudiants Protestants, Union Mondiale des Etudiants Juifs, Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane.
L’objectif de cette assemblée était la promotion de la coopération entre les organisations de jeunesse religieuses d’Amérique Latine afin de renforcer les formes de mobilisation collective des ressources morales et sociales de la jeunesse pour pouvoir travailler ensemble à la solution des problèmes de nos sociétés.
Les thèmes proposés par les différentes religions étaient: le rôle de la jeunesse religieuse pour la propagation de la paix et la sécurité pour tous; les aspects politiques sociaux, économiques, culturels et religieux de la violence en Amérique Latine; l’action inter religieuse pour la gestion de conflits, la construction de la paix, le développement durable; chercher des réponses à la violence dans la perspective de la jeunesse religieuse, mobiliser l’action de la jeunesse religieuse pour la résolution de conflits.
Depuis Córdoba, les participants de cet événement international ont demandé à Dieu de rendre fructueuse la rencontre fraternelle et de faire d’eux des ponts de la communion et de la compréhension, protagonistes de la réconciliation et promoteurs de valeurs dans la société.
Le 28 octobre dernier on a commémoré les 40 ans de la déclaration historique du Concile Vatican II sur la relation entre l’Eglise Catholique avec les autres religions. Hindouisme, Bouddhisme, Islam. Judaïsme entre autres, bien connue sous le nom des deux premiers mots latins du document : Nostra Aetate (A notre époque).
Tout au long de ces 4 décades, il y a eu de nombreuses rencontres entre les religions afin d’anéantir des siècles de préjugés, d’incompréhensions et déconsidérations mutuelles, lançant un dialogue riche, mûr et civilisé qui nous a aidé à découvrire les valeurs morales et spirituelles présentes dans les diverses grandes traditions religieuses et qui nous a encouragé à mettre en commun nos valeurs qui sont nombreuses. Une manière concrète de construire une société fondée sur le respect et l’amour des uns pour les autres avec Dieu comme Père de l’humanité, en reconnaissant le dialogue comme l’outil fondamental pour construire les ponts de l’amitié.
Le dialogue inter religieux est vu comme une nécessité de notre temps, sans oublier notre propre identité religieuse, sans tomber dans le syncrétisme et le relativisme. Il reste beaucoup à faire. Mais le travail entrepris vaut la peine d’être poursuivi.
Maria Angélica Guerrero (Nippac) et Jaime A. Muñoz Mendoza (Jupach)
Du 17au 20 novembre 2005 les organisations de Fimcap Europe se sont réunies à Bratislava, Slovaquie pour leur Assemblée Générale, appelée Euroconférence. Nous étions heureux d’accueillir 12 organisations sur 14, mais malheureusement, tous n’ont pas pu assister à la totalité de la rencontre. Nous avons regretté l’absence nos deux organisations francophones: Patro de Belgique et notre nouveau membre, La Facel de France qui ne pouvaient pas venir.
En tant que Vice-présidente sortante, j’ai fort apprécié l’ambiance. Tout le monde a participé avec enthousiasme dans les discussions, proposant de nouvelles idées et prenant des décisions avec mûre réflexion. Les soirées et les moments informels étaient meublées de conversations intéressantes, de causeries en toute détente et d’impressions de la réalité eRko. Nous avons également visité le beau centre ville de Bratislava.
La tâche la plus importante de l’Euroconférence était de créer le programme pour les trois années à venir et de la mettre sur papier. Ce papier sera la ligne directrice et la base pour le travail du nouveau présidium. L’assemblée a passé une journée entière à l’élaborer. A partir des nombreuses idées émises, on a voté sur les différents point d’intérêt et, pour terminer, les points retenus ont été mis sur papier avec des buts et des tâches concrètes. Je voudrais remercier tous ceux qui étaient présents pour leur intense travail créatif et concentré.
Il y a deux autres points qui ont été discutés avec soin: deux propositions pour changer le règlement d’ordre intérieur. L’une d’elle voulait supprimer la fonction du secrétariat Fimcap Europe parce que la position est souvent vacante. La seconde préposition était de changer le système d’élection du Président et Vice président. Pour éviter une perte d’information et assurer une bonne continuité, ils ne devraient pas être élus en même temps. Après de longues discussions, l’Euroconférence a décidé, après des résultats serrés, de ne rien changer à la procédure.
La tâche finale était d’élire le nouveau présidium et je suis heureuse des excellents résultats aux tours de vote pour Jürgen Leuser de KJG Allemagne à la présidence et Carla Acerbi de FOI Italie à la vice-présidence. Je suis convaincue qu’ils feront de l’excellent travail et je suis heureuse de voir que Fimcap Europe sera dans de bonnes mains pour les trois années à venir.
Je veux aussi exprimer ma gratitude à tous ceux que j’ai rencontré durant mes activités Fimcap de par le monde. Ce fut fantastique de rencontrer tant de gens intéressants. Je vous souhaite beaucoup d’énergie pour votre travail pour les jeunes de ce monde!
Doris Renggli, vice-présidente sortante de Fimcap Europe

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