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Où les jeunes catholiques se rencontrent...
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C'est la version en ligne du Link, la revue bimestrielle de Fimcap.

Edition Juin 2004

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Éditorial
Information Générale Afrique Amérique Latine Europe

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Colofon

Editeurs responsables: Carme Carrion i Ribas, Marleen Deblonde
Rédaction finale et traduction: Marleen Deblonde, Annette Leimer, Miriam Teuma
Mise en page: Jan Van Bostraeten (PDF), Webmasters (HTML)

Le changement, une épreuve, une opportunité

La vie des humains sur terre est soumise à des changements perpétuels. Suite à des événements historiques ou sociaux, nous sommes obligés, malgré nous, de changer de lieu, de position professionnelle, de comportement, etc.… Suite à l'atrocité des guerres ou des catastrophes naturelles, les familles se disloquent. Le peuplement des camps de réfugiés est une rude expérience vécue par nous-mêmes, nos parentés ou nos connaissances. Nous sommes obligés de renoncer aux jouissances habituelles, pour nous adapter à la vie rude, qui ignore tout du confort des salons, de la quiétude des villages et de l'espoir des lendemains.

Et pourtant, la première réaction humaine face au changement, c'est la résistance, le refus. Déjà, à la naissance, le bébé pousse un cri, il pleure. Le nouveau monde s'ouvre devant ses yeux qui voient à peine. La lumière opprime les petits yeux. Ce cri est un appel au secours, l'expression du souhait de retourner dans le monde invisible: le ventre de la maman. Ce cri est l'arme du faible, impuissant devant l'immensité des défis du monde. Le bébé innocent entre en contact, pour la première fois, avec les difficultés de la vie terrestre. Et pourtant, quand bébé ne pousse pas ce cri, la maman désespère. Puisqu'il refuse de pousser le cri de l'adaptation, il mourra plutôt, pense-t-elle. Même si tout se passe bien, l'humeur du frère ou de la sœur change. Il (elle) sent s'approcher la fin des affections surabondantes. Il (elle) doit apprendre a se débrouiller dans la vie.

La jeunesse FIMCAP peut aussi témoigner à propos du refus de changement observé dans les organisations. Le mandat du dirigeant est arrivé à terme, mais il ne veut pas faciliter l'organisation des élections. Il a peur de céder la place à un autre. Parfois, il fabrique des astuces pour légitimer son refus de changement. Parfois, c'est l'autorité ecclésiale qui légitime cette position.

Mais la FIMCAP n'est pas là pour former et encadrer de jeunes dictateurs. Le temps de la direction d'une organisation FIMCAP, comme toute autre organisation d'ailleurs, c'est un moment de grâce, tout fait pour permettre au dirigeant de mettre ses dons (charismes) au service des autres. Le jeune leader sera demain ministre, président de la République, peut-être. Petit poisson deviendra grand. Alors, comment permettre à la population de participer à la gestion du pouvoir si on refuse le changement? En Afrique, toute une génération a été éduquée dans ce mauvais sens. C'est pourquoi nous avons des dictateurs qui nous gouvernent tout en refusant d'ouvrir un espace pour la participation civile. Tout changement est une contrainte, une épreuve même. Tout pouvoir dictatorial en exercice en a une peur bleue, en même temps que l'opposition en fait un prétexte légitime pour l'avènement de la démocratie, du développement durable et du bien-être pour tous. Tout doit être fait pour l'avènement d'un monde nouveau: Burundi nouveau, Rwanda nouveau, Chili nouveau, New U.S… On sert au peuple le mirage d'un futur brillant, nouveau, marqué par la fraternité et le progrès paradisiaque. Mais parfois, c'est juste un plat de mensonges, de promesses fallacieuses, agrémenté par des ingrédients subtils mais dangereux: La division ethnique ou régionaliste, le fondamentalisme religieux, etc.

L'avènement du Royaume de Dieu, de justice et de paix, est conditionné par le changement de nos cœurs. Il implique vraiment le renoncement, une certaine distance par rapport aux loisirs et aux privilèges de ce monde. Suivre Jésus, c'est quitter les siens, accepter de marcher dans le chemin étroit, à la recherche du bien. C'est accepter de partager les biens avec les autres, de se soucier de leur épanouissement. Alors sonnera vraie la devise « Charité. Toujours » des Xaveris, la devise « Nous sommes les apôtres de l'amour, de la justice et de la paix » des Chiros ne sera pas une formule creuse, les valeurs universelles défendues par FIMCAP deviendront une réalité.

Notre famille FIMCAP attend des changements importants cette année. Je souhaite que les jeunes invités à l'assemblée générale (Barcelone, juillet 2004) s'y préparent sérieusement. Je m'empêche de terminer ces propos sans remercier notre ami Zeger Van Besien, Secrétaire International de FIMCAP pour tout ce qu'il a fait tout le long de son mandat: Encouragements multiples à l'endroit de nos organisations, abnégation, voyages sur tous les continents à la recherche de la fraternité universelle. Prenez-le pour exemple, lui qui m'a dit un jour, alors que je lui demandais son sentiment à propos du changement envisagé: « Tu sais, celui qui me remplacera fera mieux que moi ». Il me rappelle Jean Le Baptiste, qui a annoncé le Messie: « celui qui vient après moi, je ne suis même pas digne de lui enlever les sandales ».

Voilà le témoignage vivant de l'orientation FIMCAP. Nous voulons former des jeunes qui préparent le changement, qui s'investissent pour faire avancer la famille vers des horizons sûrs, en utilisant les armes de la solidarité et de la complémentarité. Nous voulons des jeunes qui ne sont pas remplis d'eux-mêmes, qui portent plutôt la conviction et le témoignage que quelqu'un d'autre peut faire mieux. Oui, des jeunes qui ne se croient jamais indispensables, mais qui sont préparés pour passer le témoin aux autres, pour une ouverture plus grande, pour le progrès.

Ceci veut dire aussi que nous ne voulons pas promouvoir les comportements dictatoriaux, exclusivistes, qui bloquent l'avènement d'un monde meilleur. Ce monde est orienté vers l'avenir, cette grande fosse de mystères qui nous fait peur: les malheurs, les souffrances, les guerres, les cataclysmes… sont aussi situés dans l'avenir, disent les pessimistes. Mais aussi, l'avenir pour toi, pour moi, c'est être admis dans la classe supérieure, c'est recevoir son diplôme d'études supérieures, c'est le mariage, c'est la progéniture, c'est la richesse et l'amitié… C'est le paradis et nous devons le préparer, toi et moi, nous tous. Bonne chance à nous.

Zénon Manirakiza
President Fimcap Africa

Information Générale

Calendarier [dessus]

Bureau Européen25 JullietCatalogne
Bureau Africain25 JullietCatalogne
Assemblée Générale26 - 31 JullietCatalogne
EuroContact 200420 - 26 AôutBelgique
Bureau Intercontinental15 - 17 OctobreBelgique
Bureau EuropéenDécembre 2004Autriche
Bureau EuropéenMars 2005Catalogne
EuroForum2005Belgique
Bureau EuropéenSeptembre 2005Belgique

Réunion du Bureau Intercontinental [dessus]

Le Bureau Intercontinental s'est réuni du 19 au 21 mars au siège de la Fimcap à Antwerpen, Belgique. Tous les membres du Bureau étaient présents et certains invités nous ont rejoints pour quelques points à l'ordre du jour. Y étaient donc: Carme Carrion i Ribas (Présidente), Zénon Manirakiza (Président Fimcap Africa), Daniel Osei Yeboah (Vice-président Fimcap Africa), Corno de Mol (Président Fimcap Europe), Doris Renggli (vice-présidente Fimcap Europe), Alveiro Vasquez (Aumônier international), Zeger Van Besien (Secrétaire Général).

Invités: Jaime Muñoz (Jupach Chili), Marleen Deblonde (Link) et partiellement: Olivier Heyen (représentant OIC), Olga Maksymenko (étudiante Euroclass), Bert Van den Bossche (JMJ), Didier Urbain (FF-groupe), Veerle Desaeger, Tine Cornillie (présidente commission internationale Chiro).

Nous avons constaté que nous avons eu de nombreux contacts avec des organisations membres depuis la dernière réunion du BIC. Nous sommes heureux que la fédération Ateitis (Lituanie) ainsi que eRko de la Slovaquie vont présenter leur demande d'affiliation à la Fimcap.

Le Bureau a approuvé le rapport financier et le bilan pour l'année 2003 et le budget pour 2004. Des points importants à l'ordre du jour furent un aperçu du travail dans les structures continentales et les activités à venir. Ensuite, nous nous sommes tournés vers l'avenir et nous avons discuté des préparations de la réunion des aumôniers qui sera organisée en Ouganda du 10 au 15 mai et pour laquelle nous cherchons encore des fonds supplémentaires. Nous sommes également penchés sur les préparations de l'Assemblée Générale prévue en juillet 2004 à Barcelone et préparée à différents niveaux..

Le thème d'étude est préparé par l'équipe catalane avec Carme. La partie statutaire est prise en charge par Zeger avec Olivier Heyen.

Le programme proposé pour les deux parties a été approuvé par le BIC. Le présidium s'occupe des arrangements pratiques avec le secrétariat catalan et les documents seront envoyés dès que possible aux différentes organisations.

Didier Urbain nous a présenté une analyse de la banque de données existante et de nombreuses possibilités d' amélioration ont été proposées. Avec le groupe FF, Didier va continuer à y travailler et présenter un projet qui pourra être opérationnel au niveau du secrétariat.

Olivier Heyen a fait un rapport positif de l'assemblée Générale de la Conférence des OIC. De nombreux groupes de travail ont été établis au sein de la structure de la C. des OIC. Il fait partie du groupe sur le Droit Canon. Ils préparent une journée d'étude à Paris.

En ce qui concerne Link, Marleen Deblonde a présenté un document de base concernant l'édition de Link et les options pour le futur. Allons-nous vers une approche intégrée de la communication en utilisant différents canaux ( Papier, Émail, site Internet)? La discussion sera reprise à l'Assemblée Générale.

Un grand merci à toutes les personnes qui ont fait un long voyage pour participer à cette réunion du BIC. Certains ont également saisi l'occasion pour rejoindre le séminaire à Malta, une présence chaleureuse de l'hémisphère Sud à une activité européenne.

Zeger Van Besien
Secrétaire Général

Rencontre des aumôniers Fimcap Afrique [dessus]

Groupphoto of the participants of the Chaplains meeting Cette rencontre a eu lieu du 10 au 16 mai, à Kampala en Ouganda. Elle avait comme objectif de réunir toutes les assistants ecclésiastiques nationaux des organisations africaines membres de la Fimcap, pour échanger sur les réalités vécues, sur le travail pastoral avec les jeunes dans leurs organisations, et en même temps ce fut une session de formation sur la manière de travailler sur la Bible avec des groupes de jeunes.

Le premier jour, nous avons rendu visite à Mgr Christophe Pierre, le Nonce apostolique en Ouganda pour le remercier de son appui auprès de la fondation Pro-Africa qui a permis la réalisation de ce projet.

Le Nonce nous a encouragés à continuer notre travail dans nos organisations qui sont un intermédiaire très efficace dans l'évangélisation des jeunes et nous rappelé en même temps la nécessité de la pastorale d'enfants et de jeunes et que c'est impératif d'inclure des moyens d'animation pastorale de jeunes dans la formation sacerdotale. Ceci pourrait se réaliser grâce au contact avec des organisations comme la nôtre pendant la formation au séminaire.

Le 11 mai, nous avons commencé par la présentation du travail que chacun de nous réalise dans son organisation. Ensuite Wim, comme chaque matin, a dirigé la première session d'étude de la Bible avec des jeunes. L'après-midi, nous avons visité un groupe local Xaveri qui nous a montré quelques danses typiques. Le soir, Zénon nous a fait un exposé sur « Ubuntu ».

( Ubuntu est un terme symbolique que les différentes cultures africaines connaissent. Il renvoie au mot « umuntu » (la personnes humaine).Ubuntu couvre les aspects spécifiques de la personne humaine telles que la bonté, le respect, la justice, l'amitié, la compassion, le pardon, l'amour du travail, la modestie, la solidarité, la sagesse, etc. Le message sous-jacent de Ubuntu, c'est le respect.) Voir Editorial Link octobre 2002.

Le 12 mai, nous avons commencé la matinée avec une session de la Bible et ensuite, une jeune femme nous a parlé de la situation de la femme en Afrique, et plus spécialement en Ouganda, et nous a décrit son travail dans le programme d'apostolat et de développement de la jeunesse féminine.

Un engagement que nous avons pris durant cette rencontre au niveau de la Fimcap Afrique concerne la valorisation du travail de la femme, et en même temps, veiller à ce qu'il y ait une présence féminine significative dans les équipes nationales. L'après-midi, nous avons rendu visite à quelques projets sociaux initiés par Xaveri Kampala. Le soir, nous avons continué notre discussion sur Ubuntu.

Le 13 mai, nous sommes partis à la découverte de l'endroit où le Nil prend sa source, nous avons aussi visité Janja et, revenus à Kampala, on nous a expliqué que le 6 juin les églises catholiques et protestantes célèbrent le jour des martyres d'Ouganda. Ce jour-là nous aussi, nous devrions nous sentir en communion avec l'Église martyre. Ce jour-là, nous prierons pour tous les martyres et aussi pour l'unité de l'Église.

Le vendredi 14 mai, nous avons continué nos échanges et nous avons présenté l'Assemblée Générale qui aura lieu à Barcelone du 26 au 31 juillet. Le soir, une famille nous a offert le souper.

Le samedi, nous avons entamé la conclusion de nos sessions, et en même temps, nous avons commencé une réflexion sur la Journée Mondiale de la Jeunesse et sur le projet proposé par KJG et la Fimcap durant la semaine antérieure à la Journée Mondiale.

L'après-midi et en soirée, nous avons fait l'évaluation et ensuite nous avons conclu notre rencontre par la célébration Eucharistique.

En général, nous croyons que cette rencontre nous a aidés à mieux nous connaître, à nous encourager dans notre tâche pastorale, à découvrir l'importance qu'a le travail avec des jeunes et en même temps la difficulté que le travail lui-même présente.

Nous avons aussi souligné l'importance de bénéficier d'une formation appropriée pour ce travail, car seule la bonne volonté ne suffit pas. Il est indispensable d'acquérir des techniques et des connaissances nécessaires pour pouvoir toucher le cœur de nos jeunes et les accompagner dans leur recherche de la foi et pour les laisser ensuite poursuivre le chemin seuls, le moment venu.

Pour terminer, je désire remercier tous ceux qui ont rendu cette rencontre possible, les organisations qui nous ont donné un appui financier, les participants et l'équipe nationale de Xaveri Ouganda et son aumônier P. Yaya pour son dévouement, son aide et ses efforts.

Alveiro Vasquez
Aumônier international de la Fimcap

Afrique

Ghana [dessus]

Une catastrophe pour CYO Ghana

Picture of ravaged CYO centre - back Picture of ravaged CYO centre - front

Des vents violents se sont abattus sur le centre national de CYO Ghana et a découvert le toit à 80%. Ceci s'est passé le 1er avril 2004. L'électricité a du être coupée et le bâtiment est exposé aux intempéries. L'ordinateur ne peut plus être utilisé et tous le courrier doit se faire à la main. Les responsables nationaux font un maximum pour trouver des fonds pour les réparations, mais les efforts ne sont pas vraiment couronnés de succès. Le but de cette missive est de vous mettre au courant et de servir d'appel à l'aide financière pour nous sortir de cette situation difficile. Nous allons passer à la saison des pluies et il est urgent de refaire le toit.

Si vous avez un message important pour CYO, envoyez le par fax au no 00233-021667979.

  • M.V. Quaye-Foli
    C/o Philip Alex Quarm
    Ghana Telecom
    Accra - North
Picture of ravaged CYO centre - inside

Au plaisir d'avoir de vos nouvelles, George Fianku
Vice-président National

Camp National Xaveri en Ouganda [dessus]

Je voudrais vous raconter une expérience fantastique, celle de notre 3e camp national Xaveri qui a eu lieu dans le diocèse catholique de Masaka à la paroisse de Kyamaganda du 12 au 18 décembre 2003.

Le camp a attiré plus de 1350 participants de 9 diocèses sur les 14 où notre mouvement est présent. Ce fut une expérience spirituelle, d'aventures, et intellectuelle pour la plupart des participants. Il y avait des enfants (9 – 12 ans), adolescents (13 – 19 ans ) et adultes (20- 34 ans). Ce qui nous a vraiment enthousiasmé, c'était de voir l'engagement à partager, à s'aider mutuellement et l'avidité d'apprendre de nouvelles choses ( par exemple, de nouvelles techniques et formations selon les âges)

Parmi les expériences nouvelles, il y avait un renouvellement charismatique de la célébration, la façon d'utiliser nos propres paniers faits main pour faire la cuisine, et une compétition inter-diocèses au niveau des activités afin de voir son propre drapeau diocésain à l'honneur!

Parmi les activités, nous avons eu du football, du volley-ball et du netball féminin, du football et du basket-ball masculin. de l'athlétisme, de la musique, de la danse et du théâtre.

Nous avons aussi fait de l'apostolat dans les villages avoisinants et autour de notre endroit de camp.

Notre nouvel aumônier national de la jeunesse Yaya Zacharay (Y.Z.), et 23 autres prêtres et co-aumôniers des Xavéris, 11 Sœurs, 8 Frères et 67 animateurs adultes. L'Évêque du diocèse de Masaka, Rév. John Baptist Kaggwa, était présent à la cérémonie d'ouverture et le Nonce Papal en Ouganda Son Excellence Christopher Pierre a clôturé le camp officiellement et a décerné des certificats de mérites aux gagnants de la compétition. Il a exprimé sa reconnaissance vis à vis du travail et de la compétence des organisateurs.

Finalement, tous sont rentrés chez eux, certains auraient bien aimé continuer, bien changés et prêts à servir le Seigneur avec beaucoup de vigueur. Comme le thème du camp 2003 « Xavéris, soyez mes témoins » nous y exhortait! Alors, je termine ici en disant: si ceci a été possible à un niveau national, qu'en est-il à un niveau mondial? (Par ex: le camp mondial Fimcap !!)

Salutations cordiales du secrétariat Xaveri à toutes les organisations Fimcap dans le monde!

Dennis Musisi

Amérique Latine

Paraguay [dessus]

Nippac-Paraguay a organisé un camp pour leurs dirigeants pour vivre ensemble et partager leurs expérience pendant une semaine. Trois personnes de Jupach, Chili, et trois personnes de Chiro Flandres y ont participé.

Voici les impressions des membres du Chiro.

Ce fut une expérience très forte et positive pour nous tous. L'accueil à l'aéroport était très chaleureux à tout point de vue. Deux Nippacinos nous ont conduits à notre famille d'accueil et ces jours avec la famille d'accueil nous ont permis de faire connaissance avec le pays, les gens et leur culture.

Plus tard, nous sommes partis au camp, avec une centaine de dirigeants Nippac. Nous attendions tous l'aventure et arrivés à Paso Yobai, nous avons découvert un des plus coins les plus jolis du Paraguay. Nous étions tout de suite à l'aise à cet endroit de camp superbement décoré. Les 7 jours qui ont suivi étaient remplis d'activités, en commençant tôt le matin jusque tard le soir.

Le thème du camp était "Con Jésus en el corazón, Nippacinos en acción", (avec Jésus dans le cœur, les Nippacinos sont actifs). Nous avons réfléchi sur les valeurs et les normes importantes. Nous avons passé deux après midis dans le village à faire des travaux au profit de la communauté: rénover le terrain de jeux de l'école et une vieille dame a eu de l'aide pour construire une nouvelle maison.

Nous avons quelques excursions, au village indien local, aux cascades de Yvytyrusú pour se baigner et un jeu de ville très actif à Villarica.

C'est un camp inoubliable, avec d'excellentes mamans-cuisinières et de la bonne nourriture. Nous avons beaucoup chanté et dansé, des heures durant et nous avons passé de beaux moments pleins d'intensité ensemble. Maintenant, nous avons beaucoup d'amis à l'autre bout du monde. Les jours sont passés trop vite, ce fut dur de dire au revoir. Merci beaucoup pour cette expérience.

Veerle Verbruggen

Une impression Chilienne [dessus]

Ce fut pour moi une grande surprise de recevoir une invitation au Camp national de Nippac 2004 dans la jolie contrée de Paso Yobai, dans le beau pays du Paraguay. Se fut un grand plaisir pour moi de représenter Jupach à cette activité.

Groupphoto of Chilean participants Décomptant les jours jusqu'au 16 janvier, et après beaucoup de préparatifs, muni d'un sac à dos et autres bagages, j'ai pris le bus pour aller au Paraguay, ému et nerveux, pour représenter la Jupach au camp. On m'attendait à l'arrivée du bus et l'aventure commença.

A Villa Hayes, nous avons étés bien accueillis ; au secrétariat du mouvement Nippac, on nous a montré qu'il y a peu de différences entre les jeunes du Chili et du Paraguay à part qu'ils vivent dans deux pays différents. La famille d'accueil très chouette m'a bien accueilli, ils étaient très gentils même s'ils parlaient Guarani, comme c'est l'habitude là-bas.

Le 19 janvier, nous sommes allés à Paso Yobai, l'endroit du camp où nous allions reseter une semaine, ensemble avec les dirigeants de Remancito et de Limpio. Ce fut émouvant de vivre une telle expérience au Paraguay, pensant aux camps nationaux Jupach.

Les journées étaient remplies d'activités, de possibilités de rencontre avec des jeunes engagés dans leurs propre mouvement, de refaire son plein d'énergie pour 2004 et reprendre le travail avec les enfants. Les réalités au Chili et au Paraguay sont similaires et différentes. Nous sommes reconnaissants pour les facilités que nous avons dans notre pays et pour les jeunes gens qui donnent sans rien attendre. L'esprit de la jeunesse a inondé tout le camp, le désir de bien faire...Leur enthousiasme leur donnait de l'énergie sans fin, jamais fatigués de jouer et de faire des activités.

Ce qui nous a étonnés, moi et mes deux autres compagnons, c'est que les coutumes et les traditions sont très enracinées dans la jeunesse, choses inhabituelles au Chili. Le fait de parler le guarani, leur enthousiasme de danser leurs danses traditionnelles, sans honte, c'était pour moi étonnant.

Ces échanges ne sont pas fait uniquement pour apprendre à connaître un nouveau pays, comme un touriste. Vous avez la possibilité de partager, d'apprendre, de réaliser l'importance du mouvement de jeunesse dans sa vie et on veut le faire comprendre aux autres, de dimanche en dimanche, jour après jour, à nos enfants et aux équipes des dirigeants.

José Luis Salamanca
Jupach – Chili
www.jupach.cl

Vivre l'inter-culturel! [dessus]

Lorsqu'on entend parler de la Fimcap, cela semble tellement éloigné. Mais quand des gens du Chili participent à une activité internationale, ils commencent à comprendre l'importance d'avoir une fédération internationale de mouvement de jeunes qui consacrent du temps libre pour un monde plus humain. Faire partie d'une organisation internationale, cela devient réalité quand nous y prenons une responsabilité active.

De Belgique vers l'Allemagne...

La première activité à laquelle j'ai participé fut le Bureau intercontinental, une réunion de trois jours à Antwerpen, Belgique. Un bel endroit, des gens engagés et motivés, intéressés aux réalités dans les autres continents. Ainsi, j'ai pu apprendre beaucoup de choses sur Fimcap Afrique, leur manière de s'organiser, leurs problèmes et leurs forces. J'ai aussi pu avoir une idée de l'organisation de Fimcap Europe, les différentes réalités culturelles, sociales géographiques. J'y ai appris beaucoup sur les objectifs de la Fimcap et sur son travail.

J'ai aussi saisi l'occasion de rencontrer des gens d'organisations européennes d'aide au développement. Je me suis également rendu en Allemagne à Cologne pour présenter le travail de Jupach au Chili et la contribution du mouvement dans les secteurs vulnérables de notre société. Je réaffirme ici que notre travail de volontaire est important. Lorsque nous sommes dans nos groupes locaux, nous faisons une importante contribution à la société.

A Barcelone, j'ai eu des contacts similaires avec l'organisation catalane CCCCCE. J'ai pu découvrir le travail qu'ils font au niveau local en participant une après-midi d'activités d'un groupe près de Barcelone, et puis en assistant à l'A.G. de CCCCCE.

Malte, c'était l'endroit où vivre l'interculturel. Le séminaire européen a rassemblé des gens de différentes organisations d'Europe pendant 5 jours afin de connaître d'autres réalités.

Merci à tous ceux qui se sont occupés de moi durant ces 27 jours, qui m'ont accueilli dans leur maison, qui m'ont accompagné...Merci pour tout.!!!

Jaime A. Muñoz
Jupach – Chili
www.jupach.cl

Europe

Séminaire européen à Malte [dessus]

Du multiculturel à l'interculturel

Groupphoto of seminar participants Du 2 au 6 avril ZAK (Zghazagh Azzjoni Kattolika) en collaboration avec la FIMCAP a organisé un séminaire « Groupes de jeunes du multiculturel à l'interculturel » Des animateurs de jeunes de 15 pays (Malte, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Roumanie, Royaume Uni, Bosnie (Sarajevo), Suisse, Lituanie, Danemark, Chili, Sierra Leone, Pays-bas) se sont rencontrés pour discuter de l'apprentissage interculturel.

Souvent, des conflits surgissent durant des échanges de jeunes et ces conflits font de cet échange une expérience décevante. L'objectif de ce séminaire est de donner des outils à des responsables de jeunes impliqués dans des échanges pour qu'ils puissent mieux comprendre le processus de l'apprentissage interculturel, un processus qui incite les gens (esprits, cœurs et corps) à devenir plus conscients de leur propre culture (normes, attitudes, relations, et visions) via une immersion qualitative dans une autre culture.

Le terme "apprentissage interculturel" peut être compris à différents niveaux. Au plan littéral, cela réfère au processus individuel de l'acquisition de savoir, d'attitudes ou de comportement relié à l'interaction de différentes cultures.

Another groupphoto of seminar participants Cependant, l'apprentissage peut être vu dans un contexte plus large et porter sur la manière selon laquelle des gens de différents contextes culturels peuvent vivre ensemble en paix, en communauté et en interaction constante.

L'apprentissage dans ce contexte est moins compris comme un processus individuel mais souligne le caractère ouvert du processus vis-à-vis d'une société interculturelle (au delà du multiculturel).

L'apprentissage interculturel exige qu'on se connaisse soi-même et ses origines, tout en étant en mesure de comprendre les autres. C'est un processus interpellant car il touche des idées bien arrêtées sur ce qui est bien et ce qui est mal, sur la manière de structurer notre monde et nos vies. Dans un processus d'apprentissage culturel, il s'agit de remettre en question ce que nous avions considéré comme évident et essentiel.

Notre identité est mise au défi par d'autres manières de penser et de faire et cela arrive parfois via le conflit. Le développement de la sensibilité interculturelle est un processus graduel allant du refus à l'acceptation et l'intégration de différences. Il accélère la rapidité de l'adaptation, développe la performance, et nous aide à reconnaître et à gérer le choc culturel.

Lors d'un échange de jeunes, les jeunes gens sont confrontés à de nouveaux environnements, de nouvelles manières de voir les choses et de nouvelles méthodes. Nous ne pouvons pas sous-estimer le rôle joué par les différences culturelles dans la promotion ou le rejet du processus d'apprentissage informel. Le fait de conscientiser des jeunes qu'ils sont des êtres culturels les aidera à se pourvoir de suffisamment de bon sens pour voir que des différences culturelles jouent un rôle important dans une situation d'échange de savoir ou d'expérience.

Nous espérons que ce séminaire a sensibilisé les participants à l'interculturel afin d'établir de meilleurs contacts avec les jeunes et de tirer un maximum des échanges de jeunes. Pour ZAK, ce fut une grande expérience car pour la première fois nous avions, outre les responsables de Fimcap Europe, aussi la présence de Jaime du Chili et de P. Daniel de Sierra Leone. Ils ont tous deux apporté un enrichissement à ce séminaire et nous voulons leur vraiment dire merci.

Miriam Teuma
ZAK Malta

Voici quelques commentaires de participants au séminaire

"Je suis enchanté :-). «J'ai appris énormément– Non seulement à propos de cultures mais aussi à mon propos. Merci à la FIMCAP"

"J'ai maintenant beaucoup d'énergie pour continuer le Roundabout"

"Très heureux d'avoir vécu de feeling Fimcap. Triste, parce que c'est fini :-( "

"Heureux et reconnaissant avec une grande responsabilité de passer ce vécu aux autres"

"Le séminaire m'a donné beaucoup de courage et m'a éclairé dans mon travail avec les jeunes"

Commentaires de quelques participants

"Venant de Sierra Leone, où nous vivons dans un contexte différent, le séminaire m'a aidé à réaliser des défis liés aux échanges de jeunes de cultures différentes et à acquérir des informations utiles comment y faire face. Les jeunes sont capables de comprendre et de travailler sans difficulté avec différentes cultures et langues. J'ai été impressionné par l'esprit d'équipe, l'enthousiasme des participants et les magnifiques contributions apportées par tous. Ce fut une expérience d'apprentissage et un défi pour l'Afrique dans un proche avenir."

Fr. Daniel Yeboah

"Pour moi, le séminaire à Malte fut une grande expérience. En tant que seul participant des Pays-Bas, je ne connaissais personne de ce grand groupe présent au séminaire. Maintenant, c'est le lendemain du séminaire et presque tout le monde est déjà parti... Tout le monde connaît ce sentiment de cafard après le camp, lorsque les gens avec qui on a passé des moments fantastiques ne sont plus là. Ce fut un excellent séminaire et je rentre chez moi avec beaucoup de choses à penser, un tas de nouvelles choses apprises, beaucoup de souvenirs, un groupe de nouveaux amis et un nouveau projet à développer. Merci à nos hôtes maltais pour l'excellent travail. C'était génial."

Frans Wolkenfelt

Le meilleur langage, c'est celui du cœur

Final groupphoto of seminar participants

Lorsqu'une organisation se porte bien, on le voit clairement. C'est le cas de Zak Malta. L'expérience de l'apprentissage interculturel vécue durant ce séminaire était le fruit d'une excellente coordination et d'une bonne planification.

Une expérience dont tous les participants se souviendront. Les différentes langues n'étaient pas un problème, chacun essayait de se faire comprendre, et ceci montre que le meilleur langage vient toujours du cœur, sans crainte de barrières.. Les paroles sont vides de sens si elles ne sont pas accompagnées d'actions.

Je félicite les participants maltais car ils ont été les premiers à surmonter cette difficulté et peu à peu tous les participants sont parvenus à se comprendre, à comprendre les mots, les émotions et à créer des liens efficaces qui résistent à l'éloignement.

C'est à nous de donner suite à cette expérience, non seulement par des échanges de photos et de mails, mais aussi comme une graine qui tombe dans de la terre fertile et qui portera fruit, avec une amitié réelle comme celle vécue à ce niveau international. Bien sûr, probablement qu'on ne rencontrera plus ces amis trouvés à Malte, la raison de la tristesse et des émotions du dernier jour. Pourtant nous sommes heureux qu'ils soient entrés dans notre vie. Personnellement, je sais que dans d'autres endroits du monde on se souviendra d'une autre manière de mon pays. Nous sommes sûrs que notre contribution, soit le chant, le jeu ou la méthode de travail surgira quelque part dans une autre organisation. Et c'est alors que, en plus des souvenirs personnels, vous découvrirez que l'esprit de cette rencontre internationale à Malta continue de vivre en vous.

Finalement, je tiens à remercier ceux qui m'ont donné la possibilité de découvrir cette merveilleuse île et ses habitants. Je ne m'y suis jamais senti étranger. Merci aux gens de l'organisation et aux amis européens. Ils auront une place importante dans ma vie.

Jaime Ariel Muñoz M.
Jupach – Chili
www.jupach.cl

EuroForum [dessus]

Picture of EuroForum participants playing L'Euroforum 2004 s'est tenu du 15 au18 avril à Kaunas, Lituanie sous le thème "The Ship of Experience". Environ 40 responsables locaux de différentes organisations de jeunes de la Fimcap (Suisse, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Catalogne, Ateitis) sont venus pour échanger leurs expériences et apprendre ensemble, mais aussi pour apprendre à connaître la manière de travailler et les activités de la fédération d'Ateitis. Des ateliers sur la musique, la danse et la sculpture en ont donné l'occasion.

L'atelier de la musique nous a initiés à l'instrument “skuduciai”, une espèce de flûte de pan qui ne produit qu'un son. C'est en jouant sur différents “skuduciai” de manière disciplinée et concentrée que l'on parvient, ensemble avec d'autres personnes, à produire une très jolie harmonie. L'atelier sculpture portait principalement sur la création d'objets ave du plâtre. L'atelier danses a été une initiation à différentes danses traditionnelles, parfois adaptées à une musique plus moderne. Ces danses ont été un succès tout au long de l'Euroforum.

Picture of EuroForum participants working Samedi après midi, un grand jeu de ville a permis aux participants de mieux connaître Kaunas. Pendant ce temps, les participants de Chiro et des gens de la Fimcap se sont réunis avec le président Liutauras Serapinas et l'équipe internationale de la Fédération Ateitis afin de préparer leur demande d'affiliation Fimcap et pour préparer le futur partenariat entre la Fédération Ateitis et Chirojeugd Vlaanderen.

Un tout grand merci aux gens d'Ateitis qui ont fait un travail fantastique en organisant cet Euroforum. C'était non seulement un bateau rempli d'expériences culturelles, c'était aussi rempli de rires, de joies et d'enthousiasme!.

Zeger Van Besien

Réunion du Bureau Européen [dessus]

Bratislava, Slovaquie du 22 au 23 mai 2004

La réunion fut un grand succès. Erko a très bien organisé l'accueil et le déroulement de la rencontre. La plupart des gens étaient curieux de connaître l'organisation, car c'était la première fois Erko organisait une activité Fimcap Beaucoup de délégués ont pris le temps de mieux connaître l'organisation et bien sûr, la ville.

Il y avait quelques points importants à l'ordre du jour de la réunion. Nous avons eu une bonne évaluation des activités organisées précédemment : l'Euroforum en Lituanie et le séminaire sur l'apprentissage interculturel étaient tous deux un grand succès. Il y a toujours des aspects à critiquer, mais dans l'ensemble, les deux activités ont été très appréciées par les participants. L'Euroforum a été apprécié pour son petit nombre de participants, car cela a permis de mieux faire connaissance, un facteur important pour créer une atmosphère familiale.

Le séminaire était très intéressant, très apprécié pour son thème et les différentes méthodes de travail utilisées. Certaines organisations utilisent ces méthodes chez eux. Au début, c'était dur de se considérer comme un participant et pas comme un responsable. C'était difficile de ne pas se sentir responsable d'une activité.

Nous avons également parlé de l'annulation de deux activités prévues cet été. Le jeu sms-inter-rail et l'Eurocontact. FDF et le Patro ont annulé ces activités pour diverses raisons à la grande déception des membres du Bureau. Il fallait non seulement annoncer la mauvaise nouvelle aux participants inscrits, c'était aussi une grosse déception pour les organisateurs qui s'étaient beaucoup investis dans le projet. Nous espérons que les choses se passeront mieux l'été prochain.

Le samedi soir, le présidium a rencontré officiellement Juraj et le président de eRko, Marian Caucik. Cet entretien fut très productif. Nous avons parlé des attentes et vues respectives. Ce fut un entretien ouvert et honnête et cela a clarifié bien des choses. Cela a mené à une bien meilleure compréhension mutuelle.

Le prochain Bureau aura lieu à Barcelone, juste avant l'A.G. Nous espérons que tout le monde sera présent.

Corno de Mol et Doris Renggli
Président et Vice–présidente de Fimcap Europe

Rédaction finale Link Septembre 2004: 20 août 2004
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